Assistez à la présentation de projets de maîtrise

Venez découvrir les projets de recherche d’étudiants de maîtrise en géomatique, dans le cadre de leur présentation de mémoire ou de projet d’intervention (maîtrise professionnelle).

Quand: Vendredis 13 et 20 avril 2018
Où: salle 3271, pavillon Louis-Jacques-Casault

Entrée libre
Bienvenue à toutes et à tous !

Vendredi 13 avril

8h30 – Vers une plateforme cartographique web 2D/3D-dynamique pour la participation citoyenne

Étudiant: Frédérick Lafrance
Directrice: Sylvie Daniel | codirecteur: Sehl Mellouli
Maîtrise avec mémoire


Résumé

Les globes virtuels Web peuvent faciliter la communication entre les planificateurs urbains et les citoyens. Des études récentes ont montré qu’une représentation 3D plutôt que 2D peut être plus efficace en termes de communication de l’information. Cependant, une telle visualisation présente plusieurs défis relatifs, par exemple, au niveau de détail, au réalisme. Aussi, la compréhension qu’ont les citoyens de l’impact des choix proposés lors de la planification urbaine pourrait être améliorée en exploitant des simulations spatiotemporelles. Cependant, la 4D (3D + temps) a rarement été appliquée aux plateformes de participation citoyenne. Par conséquent, l’objectif principal de cette recherche est d’élaborer une plateforme cartographique combinant des visualisations multidimensionnelles Web (2D, 3D, 4D) de manière efficace et intuitive, afin que les citoyens puissent mieux évaluer et comprendre les enjeux de la consultation. Les objectifs spécifiques visent à mieux comprendre les contributions de chaque dimensionnalité de visualisation, de déterminer un mécanisme de simulation spatiotemporelle adapté au contexte et de valider les propositions conceptuelles de la solution cartographique proposée. Nous expliquerons lors de la présentation du mémoire comment ces objectifs ont été atteints. Nous présenterons également le prototype élaboré à cet effet et les résultats obtenus lors de son évaluation par un groupe d’utilisateurs.

9h15 – Cartographie des sonorités environnementales d’un territoire

Étudiante: Ameni Dhib
Directeur: Alain Viau | Codirecteur: Frédéric Hubert
Maîtrise avec mémoire


Résumé

Sur un territoire, plusieurs sources sonores émettent plusieurs types de sons qui peuvent être : a) d’origines anthropophoniques comme le bruit des véhicules et des moyens de transport, b) biophoniques tels que les sons émis par la faune (oiseaux, grenouilles, …), ainsi que c) géophoniques comme le vent ou la pluie. Tout ceci permet de décrire un paysage sonore des lieux tout en alimentant des besoins particuliers propres à la cartographie de l’environnement sonore. Ces besoins sont les propriétés acoustiques de l’environnement, nécessaires à la compréhension de la réaction du territoire selon les sources sonores et dans les effets de propagation. Au-delà des travaux de recherches qui étudient, analysent et documentent les propriétés acoustiques de l’environnement, l’état de l’existant se concentre sur principalement deux types de cartes sonores : les cartes d’inventaire de sons et les cartes de bruit. Deux approches méthodologiques sont à l’origine de la production de ces cartes. La première approche est basée sur des enregistrements et captations sonores mesurées et géoréférencées sur le territoire à l’aide d’enregistreurs et sonomètres, ou encore d’applications installées sur des tablettes numériques/téléphones intelligents. La deuxième approche est celle qui fait plutôt référence à la modélisation des propriétés de propagation de l’onde acoustique en lien avec les différents objets présents sur le territoire (ex. bâtiments, arbres, objets divers, etc.). Bien que cette deuxième approche considère les différents facteurs environnementaux qui peuvent affaiblir l’onde acoustique tels que les conditions météorologiques (le vent, la température, l’humidité relative de l’aire), la divergence géométrique, l’absorption atmosphérique et la nature de la couverture de sols, on constate qu’elle est peu documentée dans la littérature, lorsqu’aucun capteur de son n’est considéré pour produire des cartes sonores. De plus, nous considérons que les données et outils géomatiques sont encore sous exploités pour la création de telles cartes.

L’objectif principal est donc de définir une méthode générique de calcul et de modélisation de la propagation acoustique d’un territoire à l’aide des données géospatiales multi-sources. Ainsi à l’aide des outils géomatiques, il est possible de représenter l’interaction qui existe entre l’onde sonore et les propriétés acoustiques d’un territoire et les différents objets environnementaux qui le compose. Il est alors possible à partir d’une source sonore et des points récepteurs du son de réaliser des cartes dites spatio-phoniques.

10h00 – Identification et cartographie des zones susceptibles aux glissements pelliculaires dans le parc national de la Jacques-Cartier

Étudiant: Marc Isabel
Conseiller: Martin Béland
Maîtrise professionnelle


Résumé

Le parc national de la Jacques-Cartier, sous la responsabilité de la Sépaq, subit de façon continue des glissements pelliculaires menaçant les infrastructures et les sentiers pédestres. Afin d’assurer la sécurité des randonneurs et des investissements en infrastructures prévus, il est nécessaire d’identifier les zones susceptibles aux glissements. Le projet à consister à cartographier ces zones à l’aide de méthodes indirectes : une heuristique et l’autre statistique, «weight-of-evidence». Pour aider la planification des futures infrastructures, la cartographie des zones pouvant être impactées par les glissements a été effectuée grâce à un modèle cinétique simple.

Vendredi 20 avril

9h15 – Le rapport d’expertise sans témoignage : appréciation de la pratique professionnelle des arpenteurs-géomètres au regard des standards du nouveau Code de procédure civile

Étudiante: Véronique Racine
Directeur: Marc Gervais | codirectrice: Jacynthe Pouliot
Maîtrise avec mémoire


Résumé

Depuis janvier 2016, le nouveau C.p.c. a été adopté et certaines modifications auront des impacts sur la pratique des experts. Désormais, « le rapport de l’expert tient lieu de son témoignage » (art. 293 C.p.c). Ainsi, les experts ne seront plus toujours en mesure d’apporter en Cour des précisions orales pour motiver leur opinion professionnelle. L’objectif visé par cette recherche est de contribuer à une plus grande force probante des expertises de bornage réalisées par les arpenteurs-géomètres en effectuant une analyse comparative entre les nouvelles attentes des tribunaux et la pratique actuelle des arpenteurs-géomètres, évaluée via un sondage. L’extrant principal de la recherche est une liste de critères ou de qualités favorisant une plus grande force probante d’un rapport de bornage. De plus, cette recherche vise à établir un bilan de la pratique actuelle des expertises de bornage par les arpenteurs-géomètres et à en identifier les principales lacunes.

10h00 – Exploration du potentiel d’un algorithme du filtre morphologique progressive pour l’amélioration de l’extraction de la classe sol des données lidar aéroportés

Étudiant: Hicham El Hachemi
Conseiller: Stéphane Roche
Maîtrise professionnelle


Résumé

Les progrès récents dans la technologie du LiDAR « Light Detection and Ranging » permettent des mesures rapides, précises et peu coûteuses de la surface topographique d’un vaste territoire. Cette technologie est en train de devenir une des principales méthodes pour générer des modèles numériques de terrain à haute résolution pour diverses applications. Afin de générer un MNT, les mesures à partir de structure hors sol telles que les ponts et les viaducs doivent être classées et supprimées. Cependant, les méthodes existantes pour effectuer de telles opérations sont limitées et peu efficaces. Ce projet d’intervention vise à explorer le potentiel d’un filtre morphologique progressif pour l’amélioration de l’extraction de la classe sol à partir de données LiDAR aéroportées. L’altitude des structures comme les ponts et les viaducs est généralement plus élevée que celle des points au sol environnants. Par conséquent, la variation morphologique peut être utilisée pour filtrer les données LiDAR correspondant aux objets hors sol. En augmentant progressivement la taille de la fenêtre du filtre et en utilisant des seuils de différence d’élévation, les mesures des structures hors sol sont supprimées, tandis que les données au sol sont conservées. Pour tester le filtre nous avons fait appel à la bibliothèque PCL (Point Cloud Library) qui est un outil open source pour le traitement de nuages de points. Les résultats finaux sont validés en comparant avec les résultats préalablement produits par l’entreprise

10h45 – Proposition de fonction d’accès aux données géographiques en Haïti dans le contexte des catastrophes naturelles

Étudiant: Jean-Philippe Cineas
Directeur: Stéphane Roche | codirecteur: Frédéric Hubert
Maîtrise avec mémoire


Résumé

Du fait de sa position géographique, Haïti est régulièrement menacée par les catastrophes naturelles. Durant la période 1995 à 2014, Haïti est apparue en troisième position dans le Global Climate Risk Index(CRI) dans la liste des pays les plus affectés par les aléas climatiques. La fréquence élevée de ces catastrophes en Haïti impose aux autorités de déployer des efforts pour développer un plan stratégique de gestion plus efficace de ces événements. Selon le bureau des affaires spatiales de l’ONU, pour assurer un développement durable, la disponibilité des informations spatiales à jour est nécessaire, elles aident à mieux planifier les prises de décisions. Actuellement, les infrastructures de données spatiales existantes en Haïti ne garantissent pas un accès en ligne continu et diversifié aux données géographiques. De plus le temps de récupération des données en cas de besoin de planification d’urgence lors des catastrophes naturelles est trop long. Inspiré par les initiatives d’autres pays faisant souvent face à ces genres de situations, le gouvernement de la république d’Haïti en partenariat avec l’ambassade de France met en place le projet SEAS-Haïti. Ce dernier est un projet d’infrastructure de données spatiales (IDS) qui comprend trois activités, une activité d’acquisition de données spatiales (Images satellites), une activité de traitement des données et une activité de diffusion des données. Pour bien gérer ces activités, le Projet SEAS-HAITI définit une campagne de formation des cadres, d’où l’obtention de trois bourses d’études dans les domaines d’acquisition, traitement et diffusion des données spatiales. Les volets d’acquisition et traitement des données sont couverts par deux autres collègues dans des projets complémentaires englobés par le projet SEAS-HAÏTI. L’aspect diffusion des données est donc prise en charge à travers ce projet d’étude qui vise à proposer des fonctions d’accès de manière à améliorer le processus de diffusion selon les personnes, les lieux et les outils exploités, tout en facilitant les recherches à travers la plateforme du projet SEAS-HAÏTI.