Gilbert, Louis



Date début : 2001-02
Date fin : 2004-06




Directeur : D. Arsenault

Sujet : Analyse des schèmes d’établissement dorsétiens à l’aide d’un système d’information géographique, région de Kangirsujuaq, Nunavik, Québec (très peu poétique…)
Résumé :

Il s’agit, dit brièvement, d’étudier les modalités d’occupation du territoire de la culture paléoesquimaude dorsétienne (1000 BC – AD 1100 approximativement – ceci varie beaucoup avec les auteurs). Les recherches archéologiques des dernières années ont mis au jour plusieurs sites dorsétiens dans la région de Kangirsujuaq (et d’autres seront assurément découverts pendant les prospections de 2001), et ma recherche consistera à analyser les relations entre la localisation de ces sites et les caractères du milieu de deux façons : d’abord une analyse globale de la distribution spatiale des sites par rapport aux caractéristiques environnementales et culturelles de la région, puis une analyse plus précise des territoires d’exploitation de certains sites choisis. Outre de permettre de mieux comprendre les schèmes d’établissement, ces analyses permettront de développer un modèle prédictif de localisation qui pourra être utilisé partout dans l’Arctique québécois (et même canadien) pour orienter les prospections et fouilles archéologiques futures.

Pour l’instant, la recherche se fonde sur une hypothèse principale, inspirée de l’anthropologie écologique : l’occupation du territoire par les Dorsétiens était rationnelle et cherchait à être optimale selon les critères socioculturels dorsétiens. Ainsi, on peut croire que la distribution des sites sera un reflet de cette rationalité, et bien que l’environnement ne cause pas l’établissement, il joue très certainement un rôle capital dans celui-ci (il s’agit donc de déterminer quels sont les critères environnementaux – et sans doute socioculturels – qui ont effectivement joué dans le processus de choix de la localisation de l’établissement). Outre les nouvelles interprétations archéologiques que produira cette recherche (à ma connaissance, aucune analyse de la distribution dorsétienne de cette envergure n’a encore été faite), celle-ci permettra d’appliquer une technologie nouvelle en archéologie – le SIG – et de démontrer son utilité, si ce n’est sa nécessité dans la recherche archéologique d’aujourd’hui – une première en archéologie québécoise (Richard Lapointe, aussi du CRG, travaillait sur un site syrien).

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