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  Décembre 2001   



R & D
Par Rodolphe Devillers

Prototype d’un SOLAP 3D pour la navigation et l’exploration en milieu urbain

Alex Brisebois est étudiant à la maîtrise en sciences géomatiques sous la direction d’Yvan Bédard et la codirection de Jacynthe Pouliot.

Ce projet de recherche s’inscrit dans une série d’études réalisées depuis 1997 par l’équipe de SIRS du CRG pour le compte du Centre de recherches pour la défense Valcartier (CRDV). Celles-ci portent sur le positionnement stratégique de la défense canadienne en matière d’entrepôt de données spatiales et de fouille de données (data mining).

Il est reconnu qu’un système d’information géographique n’est pas l’outil idéal pour supporter un processus d’analyse spatio-temporelle. Ce constat s’explique par la lourdeur de l’interaction entre le SIG et l’usager. Celui-ci doit trop souvent se demander comment réaliser les requêtes dont il souhaite connaître le résultat. En ce sens, un outil SOLAP permet à l’usager de se concentrer uniquement sur l’analyse sans se soucier du «comment  faire» pour obtenir les résultats souhaités. Le succès d’un tel outil s’explique par son interaction très dynamique et sa vitesse d’exécution : un très grand nombre de requêtes est précalculé et stocké à l’avance. Résultat : un outil fournissant des résultats à la volée et capable de suivre le flux de pensée lors d’un processus d’analyse spatio-temporelle.

Le présent projet de recherche tentera de définir les caractéristiques d’un outil SOLAP 3D idéal. Le 3D fait référence à une visualisation tel qu’il est possible d’obtenir avec un logiciel de visualisation tridimensionnelle (ex. : 3D analyst de ESRI). Une synthèse des caractéristiques du SOLAP 2D permettra de jeter les bases de l’outil idéal. Quelques aspects puisés dans l’univers de la réalité virtuelle seront étudiés : mode de visualisation (position et orientation de l’observateur), capacité de navigation, requête et manipulation des objets composants une scène, choix des variables visuelles et de sémiologie 3D en fonction des besoins d’analyse. L’un des points forts de cette recherche consistera à utiliser la technologie OLAP pour générer des cartes thématiques on the fly. Il ne serait d’ailleurs pas surprenant que ce point soit avantageusement repris par les SOLAP 2D conventionnels. Enfin, un prototype fonctionnel sera ultérieurement développé pour concrétiser la théorie de la recherche.

Il y a fort à parier que le SOLAP percera à moyen terme le marché des outils d’analyse spatio-temporelle. Si vous suivez les rebondissements du NASDAQ, surveillez avec intérêt la première entreprise qui commercialisera ce type de produit!…

 

Nouvel institut en environnement rural et forestier

Ce nouvel institut permettra de regrouper les facultés de Foresterie et Géomatique, Sciences de l’agriculture et de l’alimentation et Sciences et Génie afin de mettre en place une structure de développement et d’encadrement dans le domaine rural et forestier. Les chercheurs réguliers du CRG Léon-Etienne Parent et Alain Viau et leurs étudiants, travaillant dans le domaine de l’agriculture de précision, feront partie de ce nouvel institut. (http://www.enref.ulaval.ca)   (voir message de la direction)

 

GeoTraceAgri

GeoTraceAgri est un tout nouveau projet Européano-Canadien (IST-CRSNG) dans le domaine de l’agriculture de précision et de la géomatique. La direction scientifique du projet se fera de l’Université Laval (Alain Viau et Léon-Etienne Parent) et la direction administrative de la Chambre de Commerce et de l’Industrie (CCI) du Gers (France). Ce projet d’un montant de 4 millions d’Euros (~5.6 M. CAD) débutera en avril 2002 pour une durée de 30 mois. Il regroupera des partenaires académiques et industriels de plusieurs pays européens (Allemagne, Belgique, France, Pays-Bas, UK, Portugal) et du Canada.

GeoAgriTrace permettra entre autres de mettre en place des cotutelles de doctorat entre le Québec et la France (CIRAD) pour de nouveaux étudiants ainsi que d’embaucher des postdoctorants et des professionnels de recherche.

Résumé du projet : l’innovation majeure du projet GeoTraceAgri est l’utilisation de l’agriculture de précision et de la géomatique à toutes les étapes de la filière agroalimentaire, du champ à la distribution aux consommateurs. Le géoréférencement des données actuellement utilisées en traçabilité sera une plus-value substantielle aux méthodes actuelles.

L’indication d’origine (terroir, région, pays) deviendra ainsi une donnée objective car mesurable en lieu et place des indications actuelles basées essentiellement sur du déclaratif.

GeoTraceAgri se propose de mettre au point une méthodologie structurée d’échantillonnage, d’acquisition, d’utilisation et de traitement des données géoréférencées d’agriculture de précision qui permettent de produire des indicateurs géoréférencés agroenvironnementaux à différentes échelles.

La première tâche consistera à définir les indicateurs et à déterminer les classes d’indicateurs géoréférencés pertinents pour la traçabilité au niveau des filières agricoles et en fonction des différentes échelles de référence spatiale ( la parcelle, le champ, le bassin versant et la région d’appellation d’origine contrôlé). Ensuite, sera construit un référentiel géomatique de traçabilité agricole pour chacune des filières concernées (végétales et animales). La troisième étape consistera à développer l’infrastructure informatique support de la traçabilité géographique pour tous les acteurs de la chaîne agroalimentaire. Enfin pour préparer une bonne dissémination de cette recherche, il s’agira d’évaluer la transposabilité de l’approche GeoTraceAgri pour l’ensemble des filières végétales et animales.

Résultats prévus :

  1. Définition d’indicateurs géoréférencés pertinents pour la traçabilité agroenvironnementale et géographique
  2. Définition d’un référentiel support pour les intervenants des filières agricoles
  3. Développement des outils de visualisation et de communication conviviale des données agricoles
  4. Dissémination de l’approche dans l’ensemble des filières agricoles .

La validation des quatre étapes par les acteurs se fera grâce à une démarche participative.




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